Laurent Fabius

25 septembre 2018

Des bureaux, il en a traversé. Du palais Bourbon au Palais Royal en passant par le quai d’Orsay, Bercy et bien sûre Matignon. Des présidents, il en a fréquenté. De Giscard d’Estaing à Macron sans oublier Chirac, Sarkozy et Hollande. Des diplômes, il en a accumulé. ENS, Sciences Po, ENA, son goût pour les illustres établissements parisiens était marqué dès ses jeunes années. Entré en politique sous la bannière du PS, il commence sa carrière comme député de Seine-Maritime. Rapidement, une envie d’être le premier en tout le submerge et il se hisse au rôle de président de l’assemblée nationale, devient le plus jeune premier ministre de la Ve république sous Mitterand, puis premier secrétaire du parti socialiste. Les années 2000 marquent pour lui une ascension vers les divers ministères, puisqu’il commence comme ministre de l’Economie et des Finances sous Chirac puis poursuit comme ministre des affaires étrangères sous Hollande. Pour finir sa carrière en beauté, il accède à la présidence du conseil constitutionnel en 2016, succédant ainsi à Jean-Louis Debré. Vous l’aurez compris, notre invité n’est autre que Laurent Fabius. L’homme ayant dû affronter le scandale du Rainbow Warrior, faire face à l’affaire du sang contaminé, élever sa voix pour imposer sa réticence au référendum de 2005 sur la constitution européenne, superviser le modeste chantier du passage à l’euro, exprimer sa volonté d’une nouvelle Europe, décider de l’intervention au Mali, contribuer à celle en Syrie ou encore négocier le compromis sur le nucléaire iranien en 2013.